La France abandonne son portail de facturation électronique gratuit — chaque entreprise doit choisir une Plateforme Agréée payante.
Pendant deux ans, chaque boulangerie et chaque cabinet d'expertise comptable de France a bâti son budget autour de la même ligne dans la réforme de la facturation électronique 2026 : un portail public gratuit acheminerait leurs factures. Le 15 octobre 2024, Bercy a fait machine arrière en un seul paragraphe. L'obligation de réception au 1ᵉʳ septembre 2026, elle, n'a pas bougé. L'État renvoie désormais les exploitants vers plus de 100 Plateformes Agréées privées (PA, plateformes de facturation électronique homologuées par l'État), dont la moitié ne sont pas encore officiellement immatriculées, sous peine de 15 € par facture non conforme et de 250 € par transmission e-reporting manquée.
01 La douleur
Un seul paragraphe. Il n'en a pas fallu davantage à Bercy — le siège parisien du ministère des Finances — pour effacer, le 15 octobre 2024, deux ans de planification de TPE. Le Portail Public de Facturation gratuit (PPF, le canal public de facturation électronique autour duquel la France avait demandé à chaque boulanger et chaque comptable de s'organiser) a été rétrogradé au rang de simple annuaire. Libeo, la fintech française des paiements B2B, a consigné le revirement sans détour : le PPF a été abandonné « en tant que plateforme d'émission et de réception de factures ».4 Ce qui subsiste, c'est un outil de recherche. Chaque entreprise assujettie à la TVA choisit désormais une plateforme privée. Et la paie.
L'échéance, elle, n'a pas bougé. La DGFiP (l'administration fiscale française) maintient le 1ᵉʳ septembre 2026 comme la date à laquelle toute entreprise devra pouvoir recevoir une facture électronique ; les grandes entreprises et les ETI devront en outre émettre à compter de cette même date.1,2 Le piège se cache dans deux adjectifs. La DGFiP distingue une plateforme pleinement agréée d'une plateforme dont le dossier est encore en cours d'instruction, et seule la première est juridiquement habilitée dès le premier jour. Un boulanger nantais qui signerait au printemps 2026 avec un éditeur en cours d'agrément achète un service qui pourrait ne pas transmettre quand l'obligation tombera. Les sanctions s'appliquent dès le matin même : 15 € par facture non conforme, 250 € par transmission e-reporting manquée, et refus de la déduction de TVA sur tout flux arrivant en dehors du canal agréé.3
Le piège plus discret, c'est l'e-reporting — la transmission parallèle à l'administration fiscale des données de ventes B2C et transfrontalières. Il rattrape le caviste bordelais qui encaisse des touristes comme l'e-commerçant roubaisien qui expédie en Belgique. Beaucoup de micro-entreprises n'en ont découvert l'existence que lorsque leur expert-comptable le leur a expliqué. Les amendements parlementaires déposés tout au long de 2025 ont tenté de desserrer la date de septembre. Aucun n'y est parvenu.
02Qui résout ce problème aujourd'hui
Trois éditeurs du marché français qui revendiquent leur statut de plateforme agréée dès leur page d'accueil : une plateforme de comptabilité et facturation pour PME, un ERP installé et une plateforme dédiée immatriculée auprès de l'État. Chaque entrée a été vérifiée en direct à la date de rédaction.
Les prestataires listés communiquent publiquement sur le créneau Plateforme Agréée / réforme 2026 depuis leur propre page d'accueil en français. Leur inclusion ne vaut pas recommandation. D'autres éditeurs du marché français ont été examinés puis écartés lorsque leur page d'accueil ne se chargeait pas proprement via WebFetch (la page facturation-électronique de Sage France a renvoyé un 403, et la sous-page dédiée facturation-électronique de Cegid un 404, bien que la racine du site mette elle-même la PA en avant sur sa page d'accueil) ou lorsqu'aucune mention explicite de PA / PDP / Plateforme Agréée n'apparaissait en propre sur la page d'accueil (la page d'accueil de Libeo annonce « Facture électronique incluse » mais ne se présente pas comme PA — son guide éditorial est cité plus haut en section 01 comme source, et non comme solution). Les titres de la presse spécialisée (Compta Online, guide Libeo), les publications de la DGFiP elle-même (impots.gouv.fr, entreprendre.service-public.gouv.fr) et les prises de position des fédérations de PME sont cités plus haut en section 01 comme source du récit côté exploitants, non comme prestataires de solutions.
Report a mistake — or suggest a new solution
Spot a wrong number, dead source link, missing aspect, broken translation? Or know a vendor we should list as a solution? Tell us. The Director re-checks every report and either updates the page or writes back with a reason.
Got it — thank you.
The Director will look at your report on the next research cycle. If you left an email you'll hear back when we either update the page or decide it's not actionable (with a one-paragraph reason).
Entreprises listées — gérez votre fiche. Si vous êtes l'un des prestataires ci-dessus et qu'un élément est inexact, manquant ou obsolète — ou si vous préférez ne pas être listé — faites-le-nous savoir. Le retrait est traité sous 24 heures, les corrections sous 7 jours ouvrés. Nous ne contactons pas les entreprises listées en amont ; nous publions ce que votre propre communication publique revendique et nous répondons quand vous nous écrivez. Écrivez à contact@aikraft.com.